Devenir capable par l’expérience

Je débute avec ce nouveau Blog…  

Je ne connais pas grand chose des fonctionnements techniques de ce nouveau support…

Je ne connais pas ces nouveaux outils…

Je ne comprends pas encore tout ce nouveau vocabulaire …

Et pourtant j’avance…  je découvre…  je fais des erreurs…  je recommence… je fais…

j’apprends.

Ce blog va donc se construire petit à petit… en fonction de mes capacités nouvelles… 

Déjà une structure…  une apparence… une page d’accueil…  un premier article…

Il va évoluer comme un journal… au grès de mes idées…

Ce sera peut-être aussi un lieu de rencontres et d’échanges… avec vous… ou d’autres…

 

 Devenir capable… par l’expérience

 

Avec ce blog, comme à chaque étape de ma vie, je cherche, je veux comprendre mais ce qui m’a toujours motivé est que je veux savoir faire.

Actuellement je travaille sur ma créativité dans l’art visuel, et là aussi je cherche et je fais… et là plus encore, ce ne sont pas les beaux discours les concepts ou les savoirs qui me semblent le plus important.

 

Je ne dirai jamais que le savoir n’a pas d’importance.

Je ne dirai jamais qu’avoir des connaissances des diplômes et de la culture n’est pas important, même si personnellement j’ai développé mon parcours de manière autodidacte dans de nombreux domaines.

Ce que j’ai envie de partager avec ce blog et dans cet espace très large que nous donne la musique ses effets et ses usages, c’est qu’apprendre ou enseigner, ce sont avant tout des fonctionnements relationnels à l’autre au monde et au savoir.

J’en ai construit une méthode dont on découvrira plus tard quelques outils pédagogiques pour apprendre à lire la musique,  développer l’éveil de l’enfant ou encore un travail sur l’écoute et la communication en situation d’apprentissage, mais pour l’instant, et dans quelques articles encore, prenons le temps d’en découvrir les premières graines, les premières racines.

Graines de MUANCES

 

 Pour moi, cette prise de conscience et cet intérêt pour l’acte d’apprendre ou d’enseigner dans le plaisir, avec l’autre et ses différences m’a été transmis par trois personnes passionnées aux-quelles je suis resté depuis toujours, très reconnaissant:

Mon père, mon professeur de trombone et mon formateur à la musicothérapie.

Nous avons toujours notre part de potentiels, d’attitudes et de choix dans nos constructions personnelles, mais à y regarder de plus près, et en reconsidérant rétrospectivement et côte à côte ces trois grandes périodes de ma vie, je ne m’étonne pas d’être devenu ce que je suis aujourd’hui, et ce sera bien de cela dont je vous parlerai tout au long de ce journal d’idées et d’expériences.

 

Faut-il encore croire à l’expérience ?

 

– Mon père: Léger Borowiak – ( et oui ça peu surprendre un peu, car Léger, c’est la traduction administrative et francisée de Leszek))

Mineur de fond dans une mine de charbon du centre de la France, sa passion reste toute sa vie LA MUSIQUE et LES ENFANTS.

Avant ma naissance, il partageait déjà son métier avec sa passion pour la musique en animant les bals de campagne de fin de semaine. A l’époque, il partait en vélo, parfois jusqu’à 50 km, son saxo sur le porte-bagages, jouait toute la nuit, sans sono,  et revenait au matin pour reprendre son travail de mineur de fond.

Moi je l’ai plus connu à l’époque où partant d’une petite fanfare locale, il avait développé une belle Harmonie composée d’une cinquantaine (ou plus) de jeunes musiciens dont la moyenne d’age devait être de 15 ou 16 ans.

Il était toujours mineur la nuit et le jour enseignait la musique à tous les enfants du canton. Il les ramenait chez eux parfois après les cours ou les répétitions du soir. Il enseignait aussi la musique et le chant dans les écoles locales où il dirigeait aussi une chorale.  

Son plus grand plaisir était de faire « sortir » tous ces enfants de leur contexte très rural en participant à de nombreux concours régionaux et nationaux (où ils avaient de très beaux succès), et en organisant même des voyages d’été de plusieurs jours dans d’autres régions de France.

Je l’admire toujours car il était aussi capable d’apprendre tous les instruments dont il avait besoin pour développer ses projets et savait comme personne transmettre et partager sa passion.

C’est lui aussi qui m’a donné la première occasion de donner un cours de musique à des débutants, ma première expérience.

Il n’a pas connu mon parcours de prof de musique, de musicien professionnel et de musicothérapeute, et quand il est « parti », l’école de musique associative dont il était le seul professeur bénévole s’est développée en salariant autant de profs qu’il était nécessaire pour chaque pupitre d’instrument… Chapeau Papa et encore merci !

 

– Mon professeur de trombone: Monsieur Garcia – ( je l’ai toujours appelé Monsieur et lui-même vouvoyait sa femme…  je trouvais ça charmant)

Comme mon père, lui aussi était à l’origine ouvrier et c’est sa passion et ses compétences qui l’on amenées à devenir professeur de trombone au conservatoire de Clermont-Ferrand.

Je connais peu son histoire mais je retiendrais toujours son accueil, son écoute et sa confiance en moi.

Contrairement aux autres professeurs de conservatoire où à l’époque il n’était pas question de parler d’autre chose que de technique et de musique classique, il a été le seul à me conseiller d’expérimenter toutes sortes de musiques (variété, jazz, rock, expérimentale, etc.), ce que je n’ai jamais cessé de faire par la suite.

J’ai eu avec lui mes prix de trombone puis de tuba mais pas sans mal car malgré mes facilités, j’étais encore très émotif et mes examens étaient souvent marqués d’événements pour le moins surprenants et je vous en reparlerais sûrement. 

Lui aussi m’a fait vivre de nouvelles expérience très formatrices en me donnant l’occasion de le remplacer pour certains de ses cours et même de prendre sa place à l’orchestre symphonique de la ville (Au début, pour les concerts, avec lui à mes côtés, puis seul quand il m’a laissé totalement sa place pour les saisons lyriques du théâtre municipal). 

Un très grand merci à lui également car j’ai depuis toujours gardé une grande joie dans la pratique de toutes sortes de musiques et parce-que je lui dois aussi mon premier poste de professeur de musique dans un collège et  l’école de musique de la Creuse à Guéret.

– Gérard Ducourneau : Musicothérapeute, mon formateur à la musicotérapie –

 Gérard est la personne, le formateur et l’ami, qui à son tour m’a donné le plus je pense, tant dans la découverte de la musicothérapie que dans la découverte de moi-même pour ma construction personnelle et professionnelle.

Il était instituteur de sa première formation puis devenu musicothérapeute à travers sa participation au Centre Français de Musicothérapie, je l’ai rencontré en formation à l’Atelier de Musicothérapie de Bordeaux (AMBx) dont il était à l’initiative, et ou il développait (avec Colette son épouse, orthophoniste)  ses recherches théorique et pratique sur la musicothérapie.

C’est avec lui que j’ai appris qu’aucune formation à l’accompagnement social, pédagogique ou thérapeutique ne se limite à un savoir, une méthode ou un diplôme, mais bien plus à une réelle transformation de nos fonctionnement relationnels.

Cette période pendant laquelle j’étais encore « intervenant musique » dans les écoles primaires de Clermont-Ferrand a été déterminante dans ma construction personnelle. Je suis devenu plus tard musicien professionnel dans plusieurs orchestres de variété et comme l’avait fait mon père puis Mr Garcia, Gérard m’a proposé d’entrer dans son équipe de formateurs et d’animer mes premières sessions au sein de sa formation à la musicothérapie.

J’ai continué ce travail de formateur pendant environ 25 années, puis quelques autres années à l’Atelier Sud-Aquitaine de Musicothérapie (Délégation de l’AMBx).

 

Merci Gérard, merci Colette, merci Mr Garcia et merci papa. 

Il y a eu bien entendu beaucoup d’autres personnes qui m’ont elles aussi beaucoup apporté, mais ces trois expériences ne sont-elles pas les plus belles illustrations de cette courte définition que je viens de trouver cette semaine dans le Dictionnaire historique de la langue française:

Apprendre signifie dès l’ancien français « saisir par l’esprit » et « acquérir pour soi des connaissances » et c’est aussi , au sens subjectif du verbe, « construire avec », « contracter une habitude »

et ma préférée:

 « devenir capable… , par l’expérience »

 

Comme je le disais au début, ce blog sera donc lui aussi un cheminement d’apprentissage pour moi, comme le sera pour vous cette entrée progressive dans la méthode MUANCES, et si ma compagnie peut vous aider dans vos propres recherches, je vous dis merci pour votre patience à me lire et peut-être aussi  à bientôt pour un autre billet et d’autres développements.

Ma formation à la musicothérapie ayant été capitale dans ma construction personnelle je vous proposerai dans les 2 articles suivants: 

– Premièrement, une petite fiction sur les dérives de ce que l’on peut parfois entendre ou rencontrer sous le terme de Musicothérapie,.

– Puis pour éviter toute confusion et afin de préciser ce qu’est pour moi la musicothérapie, je vous en donnerai dans un autre article une définition et ses indications.

Un petit conseil encore, si cette histoire vous intéresse, inscrivez-vous à ma newsletter. Vous serez ainsi avertis à chacune de mes publications, car contrairement à des blogs professionnels bien structurés et planifiés marketing, elles ne seront ni régulières ni trop intrusives, mais je pense… et j’espère, toujours intéressantes dans la découverte d’un autre parcours, le mien, avec ses ressemblances et ses différences au votre.

Merci et à bientôt,

Jean-Claude

Lecture:  – Introduction à la musicothérapie –  Gérard Ducourneau, éditions Priva, mésopé,1977.

 Le pouvoir de la Musique sur le psychisme constitue une donnée d’expérience largement vérifiée  à travers la diversité des époques et des cultures. Cependant,l’étude méthodique du vécu musical  et de son rôle éducatif et thérapeutique n’a été envisagée que depuis   quelques années comme  une des approches actuelles de la communication. C’est ainsi que se sont fait jour les orientations  et les techniques d’une musicothérapie qui représente l’oeuvre commune de cliniciens,  d’éducateurs et de musicologues. L’ouvrage que voici montre comment le langage musical  parvient à intervenir dans l’éducation, la rééducation et la psychothérapie. Le large éventail de ses  possibilités d’emploi auprès des enfants et des adultes explique l’attention qu’il suscite aujourd’hui chez tous ceux qui s’efforcent de renouveler leur moyen d’action et de présence. Tout porte à croire que le vieil adage selon lequel « la musique adoucit les mœurs »  viendra, de jour en jour, s’enrichir de multiples significations prometteuses.

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